jour 12/03/2015

jours suspendus d’après l’hiver pas encore le printemps

zone ciel des heures qui passent dans la lumière sans laisser de traces

dix heures déjà mais quelque chose comme de la lumière en grève

et le mot sable qui apparaît par éclipses

et le mot blanc

et le mot dispersion

journée à faire soi-même

faire couler de l’eau

pour le café

ou tailler un crayon

relever le disjoncteur

et retenir in extremis le claquement du battant,

à côté de sa chambre

(elle dort toujours très légèrement

entre dix et onze heures)

traverser le couloir

allumer la lumière

s’y mettre

on se sent peut-être étrangement plus à l’aise

dans ce jour en moins,

en retrait, comme s’il

ne comptait pas

on travaille tout le jour dans la lumière égale

(le grain du mur

la lumière électrique

un bruissement sous les heures)

plus tard juste avant la fin du jour

on apprend qu’un ami a vieilli de vingt ans

la mémoire procède par cercles blancs autour des visages,

mais sa voix au téléphone était la même —

exactement sa voix

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